En 2002, à la sortie de son premier album, l’original et lo-fi The Headphone Masterpiece, le milieu avait unanimement salué l’avènement d’une nouvelle personnalité musicale passionnante : Cody ChestnuTT, troubadour de la musique soul dont les réflexions honnêtes et teintées de conscience sociale continuent à bousculer les clichés sur l’image et le son de la soul moderne.
Le disque plut immédiatement aux leaders d’opinion qui trouvaient chez Cody l’intensité émotionnelle et l’impertinence langagière qui faisaient si cruellement défaut dans la musique afro-américaine du début des années 2000, marquée par l’enlisement du mouvement néo-soul dans les contradictions de ses plus grands représentants.
La reprise d’un de ses titres (« The Seed 2.0 ») sur l’album phare des Roots « Phrenology », exposa la musique de Cody à un plus large public. En 2003, la chanson fut nominée pour deux statuettes moonman aux MTV Video Music Awards.
Rien n’a changé – il a mûri mais une certaine licence poétique court toujours à fleur de texte et de peau comme autant de balafres.
Landing On A Hundred, son second LP, aborde des thèmes adultes : un homme sur le chemin de la rédemption après des années de drague et de drogue ; la force et l’intensité de l’amour conjugal dont la flamme douce et durable brille plus fort que tous les témoignages d’affection purement matériels.
A l’occasion de la sortie de son album le 29 octobre prochain, il a interprété pour 3èmeGauche, son titre « That’s Still Mama » en acoustique au China à Paris.



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