« Roi fainéant » pour les uns, « arnaque new age » pour les autres, Sébastien Tellier aura dernièrement tendu
bon nombre de bâtons pour se faire battre. Il faut dire qu’ après ses albums Politics et L’incroyable vérité, son sort était déjà scellé. À jamais, il allait s’agir pour lui de faire mieux que ce qui était déjà excellent.
Pas simple.

Et Tellier créa My God Is Blue. Délire narcissique ou énième foutage de gueule ? Dur à dire. Probablement les deux. Mais si ce quatrième concept-album est très loin d’être son meilleur, il reste néanmoins l’un des murs portants d’une œuvre parsemée de petits miracles : depuis »la Ritournelle », en passant par »l’Amour et la Violence ». Dorénavant, ce sont »Russian Attractions », »My Poseidon » ou encore »Yes It’s Possible » qui se chargent de prouver à qui doute, que Sébastien Tellier est bel et bien l’un
des grands song-writers/composers de ce pays.
Le revers de la médaille, c’est qu’aujourd’hui, même auprès de ses plus fervents soutiens, il ne s’agit plus tant de parler musique que de justifier sa démarche. Alors entre deux remontées acides de Ricard, tout en métaphores fantasques et ampoulées, il nous autorise à voyager dans les méandres de son cerveau bien plus lucide qu’il n’y parait. À y regarder de plus près, ses propos ne sont drôles que parce qu’ils ont du sens. La maman de l’Alliance bleue vise mainstream, non sans cynisme, et vous emmerde. À défaut d’être un génie éphémère, comme beaucoup trop désormais, Tellier est un talent perpétuel, et c’est beaucoup plus rare.
En voici quelques morceaux choisis d’interview.
@davdearaujo
Plus d’informations sur l’Alliance Bleue sur le site officiel du mouvement.


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