Vendredi 24 aout
Arrivée au parc de Saint Cloud vers 15h45, la queue s’annonce longue pour les détenteurs de pass journée. L’entrée à Rock en Seine est d’habitude très rapide mais là, je ne sais pas pourquoi, ça coince… Alors que pour les pass 3 jours pas de problème. On arrivera finalement pour la fin du set de Citizens! qui nous livre une électro-pop bien pêchue, sympa pour commencer l’après midi (ce qui mènera aussi à un grand débat sur qu’est-ce que l’électro et comment classer certains genres musicaux. Radiohead par exemple, doit-on dire que c’est de l’électro, du rock indé, le l’électro-rock, rien de tout ça ? Et vous quel est votre avis ?).
Nous filons ensuite voir Yeti Lane, un groupe formé par deux anciens de Cyann & Ben. J’adorais Cyann & Ben, je suis allée voir un concert de Cyann toute seule qui m’a déçue, je pensais me rattraper avec Yeti Lane mais déception là encore. Leur musique est pas mal mais trop plat, pas de déclic.
Heureusement Get Well Soon nous a bien gâté ensuite, accompagné de l’Orchestre National d’Ile de France. Konstantin Gropper nous a encore une fois montré qu’il était maître dans l’art des douces et magnifiques mélodies mélancoliques. L’orchestre symphonique a permis de le sublimer. Après Antony and the Johnsons à la salle Pleyel pour le festival Days Off, l’ONDIF réalise là encore une bien belle prestation. Malgré la pluie, et les parapluies bouchant toute la vue (il faudrait les confisquer à l’entrée avec les bouchons de bouteille !), ce sera donc un des meilleurs concerts de cette année. Juste trop court…
Allez on file à la Grande Scène pour voir Dionysos ! Mathias Malzieu est déchaîné comme toujours mais il passe finalement plus de temps à slammer dans la foule qu’à chanter… (J’apprends d’ailleurs qu’il n’est plus avec Olivia Ruiz depuis plus d’un an, quoi ??). Dilemme pour le concert suivant : The Shins ou Dark Dark Dark ? DDD est un groupe que j’aime beaucoup (et que je conseille vivement à ceux qui ne connaissent pas encore !) mais les ayant déjà vu plusieurs fois en live j’opte finalement pour The Shins. Set sympa, pop fraîche, mais sans plus. Les chansons se ressemblent peut être un peu trop…
C’est l’heure de Bloc Party, chouette ! Silent Alarm est un album que j’ai énormément écouté mais je m’y suis arrêté et n’ai jamais écouté les suivants (leur quatrième album sort d’ailleurs cette semaine, je suis en retard moi…). Ils sont sympa et joueront Banquet et Helicopter. Enorme concert en tout cas qui me donne envie de reprendre où je m’étais arrêtée. La nuit tombe, c’est le moment parfait pour écouter Sigur Ros, dommage que le Circus à côté émette une affreuse musique de Haka juste à côté (qu’on s’entende bien, je n’ai rien contre, j’aime même bien en début de match de rugby, mais là franchement, par dessus la musique planante de Sigur Ros ça gâche tout…). Heureusement que je les revois la semaine prochaine car sinon j’aurais été vraiment énervée d’avoir raté ça !
Viens le temps du dernier concert (ou plutôt de la dernière tête d’affiche) : Placebo. Avant d’arriver, je ne m’attendais à rien, n’étant pas du tout fan de Placebo mais j’y suis quand même allée pour voir. Et finalement j’ai trouvé ça plutôt chouette. Alors bien sûr, ce n’était pas le concert du siècle et Brian Molko était un peu bouffi mais ça bougeait bien, ça m’a rappelé pas mal de souvenirs et c’est toujours agréable d’entendre en live des tubes comme Every me and every you ou The bitter end. En partant, nous passons devant Miike Snow. Nous aurons l’occasion d’écouter ses deux dernières chansons : ça ressemble a de la musique des années 80 mais étonnamment ça me plaît bien ! A suivre donc…
Conclusion : Pas trop de pluie, de bons concerts, quelques découvertes. A part la bière au goût de pêche ce fut donc une très agréable journée
Dimanche 26 aout
Ce dimanche, arrivée à l’aube (heu non à 14h30 mais bon c’est un peu l’aube de Rock en Seine), il n’y a pas de queue, chouette, on pourra profiter pleinement du concert de BRNS (je vous aide, il faut prononcer « Brains »), des nouveaux venus de la scène Belge qui distillent une pop fraîche et énergique. Un instant on a l’impression d’entendre Wu Lyf mais la chanson d’après, plus posée, nous donne une impression tout autre. Bref des univers très différents pour chaque titre mais toujours de la qualité, décidément la Belgique est une nation musicalement très fertile et ce n’est pas pour nous déplaire !
Les anglais de Bombay Bicycle Club paraissent un peu fade après ça et cette fois ça ressemble beaucoup à Two Door Cinema Club. Sympa mais sans plus… C’est donc l’heure d’aller manger des Wraps bio (il y a des jours comme ça où on est un peu décalé niveau horaires…). On entend Family of the Year de loin, c’est festif ! On s’approche mais je n’accroche pas. Ceci dit je n’ai jamais été une grande fan des Beach Boys et il paraît qu’ils en sont les dignes héritiers…
Direction Stuck in the Sound qui donne un set très très nerveux. Vous allez me dire que je n’aime rien mais là encore je n’ai pas trop accroché. En fait c’est parce que je me réserve intérieurement pour Grandaddy (oui parce que la reformation de Grandaddy c’est quand même un événement, mais nous y reviendrons plus tard…). The Waterboys, ils ne sont plus tout jeunes mais ils envoient ! Le groupe nous fait voyager entre le folk, le rock et la musique celtique. Avec Cali en guest star sur le dernier titre (bon ça ils n’étaient pas forcément obligés hein…).
18h, l’heure des Dandy Warhols ! Enfin ! Depuis le temps que je devais les voir : en 2005 ils avaient annulé leur concert aux Vieilles Charrues (et les Scissor Sisters aussi grrrr). Bon je ne suis pas là pour vous raconter ma vie mais en tout cas j’étais contente de les voir. Et on a eu droit aux plus grands tubes : We used to be friends, Get off, Bohemian like you… donc c’était chouette. Question existentielle du jour : Est-ce que Courtney Taylor, le chanteur, ressemble à Antonio Banderas ? Je précise qu’il avait les cheveux longs, qu’on était loin de la scène et que ce n’est pas moi qui ai dit ça. J’attends vos votes
Et là…. oh my god…. c’est l’heure de Grandaddy ! Des années que j’attendais ça et c’était énorme !! Au départ ce n’est pas forcément évident, ni pour le groupe, ni pour les spectateurs de se mettre dans le bain de cette musique aux abords plutôt intimistes qui détonne par rapport au reste de la programmation. Mais en quelques minutes on est plongé au coeur de cet univers très particulier (les écrans géants ne servent d’ailleurs ici pas à projeter des images du concert mais des petits films complétement déjantés). Le concert va donc être une montée en puissance mélodique jusqu’au fameux : He’s simple, he’s dumb, he’s the pilot (je ne résiste d’ailleurs pas au plaisir de vous la faire écouter, imaginez juste une version live beaucoup plus énergique). Un moment magique mais trop court… On espère maintenant que ce set aura donné envie au groupe de refaire des concerts ensemble !
Après ce court instant sur un petit nuage, dur de revenir à la réalité. Tiens, c’est déjà l’heure de Green Day ? Ah non c’est le groupe Social Distortion sur la grande scène. Ceci dit vu l’âge du groupe c’est plutôt Green Day qui a pompé sur SD plutôt que le contraire. Du punk rock donc, et un groupe qui revendique son côté rebelle : « On fait ce qu’on veut, si on veut chanter du Johnny Cash on le fait ! » Oui mais en fait non. J’aimais bien la version de Ring of fire telle qu’elle était et je crois que ce n’était pas la peine d’en faire une version punk… Enfin après chacun ses goûts…
Le set de Foster the people est déchaîné et donne à tout le monde envie de danser en ce début de soirée. Les californiens démontrent là que derrière les tubes de l’été dernier il y a de vrais musiciens capables de faire le show ! Leurs chansons prennent d’ailleurs toute leur ampleur en live et même avoir passé 20 mois en tournée (ce soir sera leur dernier live) ils leur restent encore de l’énergie. Nous les quitterons malheureusement avant la fin histoire de profiter un peu de Beach House.
Mal placé entre la fin de Foster the people et le début de Green Day, le duo franco-américain a quand même réussi à attirer du monde devant la petite scène Pression Live. La nuit est bel et bien tombée sur le parc de Saint Cloud et c’est le moment idéal pour s’évader un peu avec les douces mélodies de Beach House. Mais le voyage n’est que de courte durée et il faut bientôt retourner à la dure réalité de la vie : métro-dodo-boulot.
PS : Non je ne suis pas allée voir Green Day mais je suis sûre qu’il y a un tas d’articles sur internet à ce propos…













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