Liu Bolin ou l’artiste caméléon…
Fondu dans les murs, caché derrière des rondins d’arbre ou sous un abribus, Liu Bolin détonne par ses photographies. Le plasticien se pose à Paris sur les escaliers du Grand Palais pour une performance de 3h devant les yeux abasourdis des spectateurs.
Performances et photographies sont les maîtres mots de Liu Bolin. Depuis 2005, l’artiste se penche sur le travail en camouflage. Il est peint au quatre coins du globe par des artistes tel que Guillaume Béal et son associé Geoffroy Dubois à Paris. Liu Bolin vient pour la première fois en France. Représenté par la galerie Paris-Beijing, le couple Romain et Flore Degoul font découvrir cette nouvelle perle chinoise.
De ses œuvres « Hiding in the City » autrement dit «caché dans la ville», l’artiste expose ses photographies camouflages sur la toile et son nom ne tardera pas à se faire connaître dans le milieu de l’art contemporain.
D’où lui vient l’inspiration de s’effacer?
Disgracié du régime communiste chinois, le gouvernement censure ses idées en détruisant son atelier. Un déclic qui le pousse à ce camouflage. Pour lui, l’individu est fondu dans la société, on peut donc parler de perte d’identité. C’est ce qu’il tente d’expliquer derrière son objectif.
Diplômé en 2001 d’un master de la Central Academy of Fine Art à Pékin, cet artiste chinois né dans la Province de Shandong tente de dénoncer le régime anti-démocratique de son pays. Un engouement qui a fait de lui un personnage à part entière. Ses performances demandent de la patience car rester debout pendant 3h sans bouger n’est pas chose facile.
Un Bolin peint sur toutes ses coutures, voilà une performance qui ne manque pas d’audace.
Marie-Clothilde Bailbé
Photos: Douglas Willcocks





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