« Réinstallations » regroupe les projets éphémères de ce passionné de lumière et de formes géométriques.
Un tour d’horizon de vingt- six œuvres sélectionnées par le maître retraçant les tournants de sa carrière de 1960 à nos jours.
Nous sommes tout de suite engloutis dans une pièce noire où quatre panneaux métalliques de néons agressent notre vision. Chacun clignotant de manière décalée, l’artiste recherche la confusion visuelle avec « Néons 0°-45°-90°-135° avec 4 rythmes interférents”.
Petite plongée dans du papier mural sérigraphié de 40 000 carrés rouges et bleus éclairés par une ampoule. Notre œil est troublé, on semble loucher et perdre les repères : expérience réussie pour Morellet !
Au loin, nombreux visiteurs se ruent devant l’œuvre « Rouge » crée en 64. C’est toujours dans une cabine noire que l’expérience se produit avec un panneau où il est écrit « ROUGE » sur un fond blanc. Un flash apparaît lorsque le spectateur passe et notre œil voit alors le « rouge » devenir verdâtre. Une installation qui ne manque pas d’audace et qui se rapproche de l’esprit dadaïste.
Les murs longeant l’exposition sont recouverts de rubans adhésifs noirs où les lignes forment des trames parallèles.
Le clou du spectacle, les néons disposés un peu partout dans l’exposition. La lumière flotte dans l’espace.
Le visiteur est le cobaye des expériences de Morellet comme avec l’oeuvre « Reflets dans l’eau déformés par le spectateur » où la personne doit actionner une manette qui change la vision du néon quadrillé.
S’en suit le même travail avec la cabane où il est disposé des néons rouges qui s’allument de manière décalée grâce au visiteur.
« Structure infinie de tétraèdres limitée par les murs, sol, plafond d’une pièce » est une oeuvre impressionnante car les tubes en aluminium comblent la pièce. Comme quoi, la place ne manque pas pour cette structure inédite.
Les angles de la galerie sont squatter par des poutres en bois reliées par une ligne de crayon gras. Une rosace faîte de néons est crayonnée également. Il montre ainsi la continuité du geste, le coup de crayon est toujours de mise!
On ne s’arrête pas là, une pluie de néons vient illuminer la dernière salle. On croirait un labyrinthe de faisceaux lumineux.
Morellet, ce mordu de géométrie nous éclaire par sa vision minimaliste.
« Réinstallations » jusqu’au 4 juillet 2011
Musée Beaubourg
Place Georges Pompidou `
75004 Paris
01 44 78 12 33




















Comment guidelines, edit this message in your Wordpress admin panel