LA Chronique cinéma de 3ème Gauche Tv du 14 mai 2010:
Aujourd’hui au sommaire de cette chronique cinéma, votre nouveau rendez-vous hebdomadaire sur 3ème gauche TV :
Femmes du Caire, un film égyptien de Yousry Nasrallah, qui vous emmènera pendant deux heures quinze sur les traces de Mona Zaki, Mahmoud Hemida et Hassan El Raddad. A travers l’histoire de la jeune journaliste star de la télévision « Hebba », inspirée d’une histoire vrai, le cinéaste dresse un portrait sans tabou de la société égyptienne, du sexe et de la condition de la femme dans ce pays tout en contrastes.
Synopsis : Le Caire, de nos jours.Hebba et Karim forment un couple de journalistes à succès, jeunes, riches et beaux. Hebba anime un talk-show politique, mais sa pugnacité anti-gouvernementale met en danger la promotion qu’attend son mari. Il lui met la pression ; elle promet de mettre un peu d’eau dans son vin. Son émission troque alors la politique pour des faits divers féminins. Le succès est immédiat : Hebba passionne des millions de spectateurs avec des histoires vraies, pleines de surprises, de violences, de rebondissements, les emmenant des bas-fonds du Caire à la jet-set, impliquant des membres du gouvernement, dans un tourbillon de sensualité et d’inventivité romanesque. Mais où s’arrête la politique, où commence la question de la condition féminine ? Hebba se retrouve très vite en terrain miné fait d’abus, de tromperies religieuses, sexuelles et… politiques. De conteuse, Hebba devient elle-même une histoire.
Lenny And The Kids, c’est un sympathique voyage d’une heure et demie au cœur de New York, aux côtés de Ronald Bronstein et de Sage et Frey Ranaldo , que nous ont concocté Joshua et Benny Safdie. Mais Lenny And The Kids c’est avant tout l’histoire de ces pères divorcés, un peu gamin, un peu paumé qui ne voient que rarement leurs enfants. Touchant et drôle, le film s’avère dépaysant et ère au rythme des acteurs, se perdant lui-même un peu…
Synopsis : Après plusieurs mois passés séparé de ses enfants, Lenny, la trentaine, les récupère à l’école. Comme chaque année, il passe deux semaines avec ses fils Sage, neuf ans, et Frey, sept ans. Tout ce petit monde s’entasse dans le studio du centre de New York. Au fond, Lenny hésite entre être leur père ou leur copain, et voudrait que ces deux semaines durent six mois. Pendant ces quinze jours, un voyage dans le nord de l’Etat de New York, des visiteurs venus d’étranges pays, une mère, une petite amie, des couvertures « magiques », et l’anarchie la plus totale s’emparent de leur vie entre burlesque et tendresse. Comme un chant du cygne au pardon et à la responsabilité, à la paternité, aux expériences personnelles, et à ce que l’on ressent quand on navigue entre l’enfance et l’âge adulte.
Robin des bois c’est un concentré de deux heures vingt d’action et d’effets spéciaux que nous délivre Ridley Scott avec Russel Crowe et Cate Blanchett. Un film qui a tout pour plaire au grande public, car avec un budget de 130 millions de dollar on peut se permettre d’y mettre les formes. Rien à redire donc, la bande son est d’aussi bonne qualité que les visuels. Le film a même un atout supplémentaire qui se situe au niveau de son scénario : il n’est pas qu’un simple remake des précédentes œuvres s’étant attaquée au sujet. Il relate le pré-robin des bois et tire donc son épingle du jeu avec une histoire méconnue. Néanmoins on regrettera cette désagréable impression que peuvent donner ces grandes fresques historiques Hollywodiennes qui y trouvent toujours leur compte avec une belle histoire d’amour et un héros irréprochable se battant pour une noble cause…
Synopsis : À l’aube du treizième siècle, Robin Longstride, humble archer au service de la Couronne d’Angleterre, assiste, en Normandie, à la mort de son monarque, Richard Coeur de Lion, tout juste rentré de la Troisième Croisade et venu défendre son royaume contre les Français. De retour en Angleterre et alors que le prince Jean, frère cadet de Richard et aussi inepte à gouverner qu’obnubilé par son enrichissement personnel, prend possession du trône, Robin se rend à Nottingham où il découvre l’étendue de la corruption qui ronge son pays. Il se heurte au despotique shérif du comté, mais trouve une alliée et une amante en la personne de la belle et impétueuse Lady Marianne, qui avait quelques raisons de douter des motifs et de l’identité de ce croisé venu des bois. Robin entre en résistance et rallie à sa cause une petite bande de maraudeurs dont les prouesses de combat n’ont d’égal que le goût pour les plaisirs de la vie. Ensemble, ils vont s’efforcer de soulager un peuple opprimé et pressuré sans merci, de ramener la justice en Angleterre et de restaurer la gloire d’un royaume menacé par la guerre civile. Brigand pour les uns, héros pour les autres, la légende de « Robin des bois » est née.
8th Wonderland, une réalisation d’une heure trente-quatre de Jean Mach et Nicolas Alberny avec Matthew Géczy, Alain Azerot et Robert William Bradford. Nous vous en avions parlé la semaine dernière et cette fois en plus d’avoir vu le film nous avons rencontré Jean Mach, son co-réalisateur. 8th Wonderland c’est un petit film montpelliérain qui fait l’effet d’une grande bouffée d’air frais. Novateur par le scénario et la réalisation, le film accuse néanmoins quelques lacunes au niveau du rythme et du jeu des acteurs. Et pourtant on en redemande encore… Une suite est d’ors et déjà en préparation et on l’attend avec impatience !
Synopsis : Des millions de personnes disséminées de par le monde et déçues de la manière dont celui-ci évolue décident de s’unir. Toutes guidées par le même désir d’améliorer les choses, de ne plus subir l’actualité sans pouvoir réagir. Par le biais d’Internet, elles créent le premier Pays virtuel : 8th Wonderland. Chaque semaine, tous ses habitants votent par référendum une motion différente… Mais que se passerait-il si les motions de 8th Wonderland devenaient petit à petit plus réactionnaires ? Si sa manière d’agir se rapprochait lentement mais sûrement d’un comportement terroriste ? Un problème insoluble se poserait alors à l’ensemble des Nations. Comment combattre un pays qui n’existe pas ?


De mieux en meux cette chronique ! L’interview est géniale
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